Accueil Date de création : 02/04/08 / Dernière mise à jour : 03/05/08 20:34 / 7 articles publiés
 

Présentation : La mort au bout des doigts  posté le jeudi 03 avril 2008 18:38

Blog de bloodyandreas : La mort au bout des doigts, Présentation : La mort au bout des doigts

Bien le bonjour à toutes et à tous.

Bienvenue  sur mon énième histoire, bien que je n'ai pas terminé les autres, donc ça vaut pas coup que je vous donne le lien xD

Je n'ai pas de pseudos pour l'instant, et je ferais bien de me grouiller d'en trouver un.

Sur ce, bonne lecture.

 

 

/!\ Avis /!\

Ceux qui ne supportent pas le sang, même d'en imaginer, ne vous avanturez pas dans ces pages, ce n'est même pas la peine.

Ceci est un trhiller.

 

 

Liens en vrac : blog avec des amies blog à dessins blog anti-dora.

 

 

Remerciments : Ma-ud (ma première lectrice), Crevette, Mémé, Ju,  les gens du fofo, et tous ceux qui m'ont aidé à choisir le titre sans le savoir.

 

 

Image : un dessin de moi, j'ai rien à foutre le soir n_n

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Prologue  posté le jeudi 03 avril 2008 18:42

            A.

            Un sillon de sang sur le sol. Puis un deuxième. Un troisième. Le carrelage est entièrement souillé. Un bruit sourd et continu plane en fond sonore. On traîne quelque chose. Une masse lourde et importante. La personne qui la déplace a le souffle roque. Elle peine.

            N.

            Un trou dans le mur attend son contenu. Un cadavre. Enfin presque. Il n’est pas encore mort. Emmuré vivant. Quelle belle fin. Il est blessé. Mais pas assez pour avoir eu une mort rapide. Sa bonne étoile l’a abandonné. Il a peur. Il a froid. C’est le sol. Il savait qu’il n’aurait jamais du laisser sa femme choisir du carrelage. Il n’a jamais aimé le carrelage.

            D.

            Il se rappelle de la dernière fois qu’il l’a vu. C’était à l’hôpital. Son visage était gris. Ses yeux clos. Son bras percé d’une aiguille. La poche de morphine lui faisait plus de mal qu’autre chose. Et puis elle était partie. Vers un autre monde. Le laissant seul. Enfin presque. Mais il aurait préféré rester seul. Plutôt qu’avec ça.

            R.

            Maintenant il a mal. Très mal. Il se souvient de lui avoir dit bonjour. Il avait un regard bizarre mais il n’y a pas prêté attention. Il s’est approché de lui, alors il a cru qu’il voulait l’embrasser. Mais non. Il s’est contenté de le transpercer. Il ne sait pas avec quoi. Il ne saura jamais. Pour lui, ce sera juste un bout de métal froid, puis un liquide chaud dans son ventre. De la douleur.

E.

            Son assassin le pousse dans le trou. De toutes ses forces, il le met dans son dernier refuge. Puis, il referme le mur. Avec du ciment et des briques. Il avait tout prévu. Peu à peu, le noir se fait autour du mourant. Il n’a plus peur, désormais. Il sait qu’il rejoindra sa douce.

            A.

            Il a tellement envie de revoir son visage, son sourire. Lui parler, entendre de nouveau le son de sa voix. Il pleure. Mais de joie. Il est heureux. Même s’il ne s’attendait pas à cette fin. Mais il pleure également pour son assassin. Il ne le reverra jamais. Car lui ira  au paradis. Et il ira en enfer.

            S.

            Il l’entend se déplacer derrière le mur. Il l’entend fermer la porte de la salle de bain. Allumer la télévision. On dirait qu’il ne s’est rien passé.  Rien du tout. Alors il arrête de pleurer. Il attend. Il sent sa fin proche. Ses yeux se ferment malgré lui. Son souffle se raréfie. Et il rejoint les anges, au ciel.

            Andreas.

            Quel beau prénom. C’est celui de son assassin. Celui de son fils.

 


 

Juste le prologue, pour présenter mon perso principal, Andreas.

Verdict?



 

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Chapitre 1 [partie 1]  posté le jeudi 03 avril 2008 20:00

Chapitre 1

 

            Andreas avait bien allumé le poste, oui. Mais pas pour le regarder. Juste avoir un bruit de fond. A cette heure là, tout le monde regardait la télévision. Les petits, les grands, les gros, les maigres. Même les animaux ont droit à leurs chaînes. Les murs étaient tellement fins dans cet immeuble, que le silence aurait été dérangeant pour son affaire, comme il aimait l’appeler.

            En fait, il nettoyait. Il nettoyait le sol, pour ne laisser aucune trace. Non pas qu’il n’aimait pas la couleur, ni l’odeur du sang. Mais il était vrai que cela aurait pu être embêtant qu’un des rares visiteurs qui avaient le droit de lui rendre visite tombent nez à nez avec du sang séché.

            Il finit donc de nettoyer, puis se dirigea vers la petite pièce qui lui servait de cuisine. Sur un des éléments de cuisine, reposait un couteau. Banal, mais efficace. Andreas s’en saisit, puis l’approcha de sa bouche. Il lécha le sang qui l’ornait. Il fut parcouru d’un spasme. C’était grisant. C’était seulement la deuxième fois qu’il goûtait à un sang qui n’était pas le sien. Mais il en voulait plus.

            D’un geste vif et expérimenté, il approcha l’instrument de son poignet. Il se coupa légèrement, puis se mit à sucer sa chair. Il parait que le sang a un goût différent selon chacun. Maintenant, il savait que c’était vrai. Celui de son père était légèrement amer, un peu comme le café. Le sien, acide. Et le mélange des deux dans sa bouche était un régal.

            Il lécha le pourtour de sa bouche, devenu rouge. Il nettoya ensuite le couteau avec de l’eau, pour enlever le sang qu’il restait. Il s’allongea sur son lit, les bras et jambes écartés, puis ferma les yeux. Pour la première fois depuis bien longtemps, il souriait. Aujourd’hui, il avait prouvé qu’il pouvait faire n’importe quoi. Qu’il était le plus fort. Que rien ne l’arrêterai. En tuant la seule personne à qui il s’était vraiment attaché. Il voulait s’émanciper. Réaliser son rêve. Il s’endormit sur ces pensées, sans même faire attention à la télévision qui était toujours allumée.

            C’est, en revanche, sur une note beaucoup moins gaie qu’il se réveilla. Son réveil le tira de ses songes, et Andreas fut obligé de le faire taire d’un geste rageur, et si violent que l’objet de ses tourments alla s’écraser dans un bruit fracassant sur le sol.

            L’adolescent du se lever pour de bon. Il ramassa l’engin, pour constater qu’il était bel et bien cassé. Il devrait passer chez un horloger pour le faire réparer. D’ailleurs, un venait de s’ouvrir sur la Grand Rue, à côté de son lycée. Il s’y rendrait après les cours.

            Il arriva au collège, comme d’habitude, en retard. Il avait cours de mathématiques. Las de ses frasques, les professeurs ne le réprimandaient même plus, les surveillants avaient peur de lui, de son apparence. D’un seul regard, Andreas savait obtenir le respect. Alors, comme tous les jours, il alla s’asseoir au fond de la salle, seul pour deux tables, car personne ne voulait se mettre à côté du terrible récidiviste. Bien qu’il sorti à chaque fois ses affaires, il ne les ouvrait jamais. Il se contentait de gribouiller sur le bois de la table, effaçant de temps à autre des choses qui ne lui plaisaient pas. Au début, ses enseignants s’en étonnaient, mais, chose étrange, même sans avoir l’air d’écouter, il avait une moyenne générale qui défiait toute concurrence. Pire. Il avait la meilleure de toutes les terminales. Alors ils le laissaient tranquille, dans son coin. Un jour où un de ses professeurs habituels était absent, un remplaçant s’était emporté contre l’adolescent. Il avait finit KO par un coup de poing dans le ventre. Andreas n’avait pas été renvoyé et s’en était seulement tiré avec un avertissement. Le proviseur ne tenait absolument pas à le suspendre, car ses compétences scolaires lui avait fait de la publicité plus d’une fois.

            Seulement, quand le jeune homme avait sorti son crayon pour se mettre à dessiner sur sa table, on frappa à la porte. Il n’y prêta guère attention d’abord, car le professeur sorti, et les autres élèves se mirent à bavarder bruyamment, heureux d’avoir un moment de détente. Lorsque Monsieur Giblet, le professeur de mathématiques, reparut, Andreas devina, au son des pas sur le sol, qu’il était accompagné. Il ne releva pas immédiatement la tête. Il entendit juste :

« Et bien, mes chers amis, vous avez l’honneur d’accueillir un nouvel élève dans votre classe ! Je compte sur vous pour vous montrer gentil avec et de ne pas l’effrayer, c’est que ça se vexe facilement, ces petites choses ! Allez mon petit, présente-toi ! »

            Là, il leva son regard. Il était intrigué. Ses yeux cherchèrent quelques secondes le nouveau venu, qui s’avéra  être une nouvelle. Il planta son regard  dans celui, affolé et papillonnant, de la jeune fille. Elle ne pouvait se détacher de lui, impressionnée par la froideur qu’il s’émanait de cet étrange personnage. Elle se mit à bégayer quelque chose qui pouvait s’apparenter de très loin à un « bonjour ». Monsieur Giblet remarqua son trouble, chercha sa provenance et prit la parole :

« Ah ! Monsieur Andreas nous fait preuve d’attention, aujourd’hui ! Vous avez de la chance, Mademoiselle ! D’habitude, on pourrait presque croire qu’il est amoureux de sa table ! Mais continuez, ne vous laisser pas perturber par ce vilain personnage. »

            Quelques rires s’élevèrent dans la salle. Pas beaucoup. Ils avaient tous peur de lui. La jeune fille détourna vite la tête, se présenta rapidement. Elle s’appelait Matthew. Des rires, plus francs que ceux de tout à l’heure, vinrent comme un écho à l’annonce de son prénom, mais se turent bien vite quand ils apprirent que ses parents étaient d’origines américaines. Elle-même était française de nationalité, mais son père et sa mère étaient nés et avaient été élevés tous les deux en Californie. Ils étaient partis en lune de miel en France, et cela leur avaient tellement plu qu’ils avaient décidé d’y rester. Andreas, quant à lui, après s’être fait remettre à sa place, s’était remis tagguer sa table.

«  Euh… Je… Euh… Je peux m’asseoir ici ? »

 




 

Tadaaaa!

Je m'arrête pour aujourd'hui parce que sinon, après,  j'aurais pu d'avance xD

Dites merci à Ma-ud qui m'a dit de mettre la suite.

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Chapitre 1 [partie 2]  posté le vendredi 04 avril 2008 20:42

            Matthew avait peur. Depuis qu’elle avait croisé son regard, elle avait peur. Et quand le professeur, dont elle avait déjà oublié le nom, lui avait dit d’aller se mettre à coté de lui. Peut-être que mourir sur le champ aurait été plus agréable. Il ne la regardait même pas. Il était penché sur sa table, et écrivait quelque chose dessus. Ses cheveux blonds et mi-longs cachaient complètement son visage. Il posa très lentement son crayon, releva la tête à la même vitesse. La jeune fille crut que son cœur ne suivrait jamais le rythme qu’elle lui imposait. Quand ses yeux bleus à elle croisèrent ceux dorés,  comparables à de l’or liquide en fusion, de son bourreau, elle saisit un instant le sens du mot « démon ».

« Ouais, t’façon, j’ai pas le choix. »

            D’un geste qu’il faisait très manifestement à contrecœur, il poussa son sac de la chaise à côté de lui, et le déposa dans un bruit sourd à ses pieds. Il s’assit en travers de sa chaise, le dos contre le mur, un coude sur la table et l’autre sur le dossier de la chaise. Il la regardait. Elle lâcha son sac par terre, et s’assit à son tour sur la chaise, tout au bout sur le côté, de sorte à être le plus loin possible de ce garçon qui l’intimidait tant.

            La journée passa bien trop lentement pour Matthew, seule à côté de ce personnage si asocial qui ne faisait rien pour arranger l’étrange image qu’il donnait de lui. Elle avait hâte que les cours se terminent. En effet, elle avait rendez-vous avec Jared. C’était le soleil de sa vie. Même si elle avait déménagé, ils étaient restés en contact, d’abord en relation amicale, puis à son plus grand bonheur, en tant que couple. Et aujourd’hui, c’était la première fois qu’ils se voyaient depuis deux semaines.

            Quand la sonnerie retentit enfin, elle empoigna son sac en bandoulière, le mit négligemment sur son épaule et sortit le plus rapidement possible de la salle. Sans même prendre la peine de dire au revoir aux connaissances qu’elle s’était faite dans la journée, la jeune fille quitta l‘enceinte du lycée en ce mettant à marcher d’un bon pas.

            Après cinq minutes de marche, elle se trouva en face d’un petit parc. Elle regarda autour d’elle. Exactement comme la dernière fois. Matthew leva la tête, émerveillée par la clarté de ce jour de décembre. Il était dix-sept heures, et les rayons étaient rasants. Ils effleuraient la surface de l’étang, l’attraction principale de ce coin de verdure, de façon à ricocher de tous les côtés de façon presque irréelle, créant une atmosphère de bien-être incomparable. Au bord de l’eau, se trouvait un banc. Sur ce banc, un garçon. Celui-ci regardait Matthew, la tête légèrement penchée, un franc sourire aux lèvres.

            Quand la jeune fille lui rendit son sourire, il se leva immédiatement, se dirigea vers elle, saisit sa taille d’une main, nouant les doigts de l’autre à celle d’une des mains libres de son amie, et se rapprocha de façon à coller son front au sien. Il lui murmura :

« Tu m’as manqué… »

 

* * *

            Andreas était chez l’horloger depuis maintenant un quart d’heure.  Pendant tout ce temps, il avait fait la queue. Encore une personne, et ce serait son tour. En fait, c’était cette personne, qui l’avait fait patienter tout ce temps, et il n’y avait personne d’autre dans la boutique à part eux trois. C’était une vieille dame qui le précédait et tentait, en vain visiblement, d’expliquer à l’homme qui tenait la boutique qu’elle aurait de quoi payer dès que l’état aurait bien voulu lui verser sa pension, elle pourrait le rémunérer, mais que pour le moment, elle voudrait bien récupérer la montre qu’elle lui avait confier quelques jours auparavant, et qu’elle avait du laisser, bien qu’elle soit déjà réparée, pour les mêmes raisons.

            Alors en attendant, l’adolescent regardait la boutique. Celle-ci était remplie de gadgets en tout genre, mais qui avaient au moins le point commun de faire « tic tac » quand ils marchaient. Enfin, « tic tac » est un peu vague. Manifestement, l’horloger s’occupait également d’autre chose, puisque une vieille imprimerie était posée dans un coin. Même si elle ne semblait pas en état de marcher encore, Andres remarqua que des feuilles couvertes d’encre étaient posées à côté. Il esquissa l’ombre d’un sourire quand il essaya d’imaginer l’heureux propriétaire de cette antiquité. Sûrement un collectionneur décati, au teint pâle à cause des nombreuses heures passées enfermé à tenter d’identifier tel ou tel objet.

            C’est un soupir qui accompagna le départ de la vieille femme, qui n’avait toujours pas récupéré sa montre, en dépit de tous ses efforts pour convaincre le gérant de sa bonne foi. Andreas s’avança alors vers le comptoir, posa le réveil d’une main sur la table. C’ était un de ses vieux modèles, avec un marteau qui se déplaçait pour aller s’entrechoquer avec deux pièces de métal de part et d’autre de l’objet. On put distinguer le bruit des pièces bougeant à l’intérieur.

« Bonjour jeune homme, c’est un beau réveil, que vous avez-là ! C’est rare, de voir encore des modèles comme ceux-ci, de nos jours ! Les jeunes d’aujourd’hui préfèrent tout ce qui est moderne et lumineux !

-  Sans aucun doute. Vous pouvez le réparer ? »

            L’homme leva un sourcil. Le jeune homme était si froid… Il ne pensait pourtant pas avoir dit quelque chose de vexant. Il se tourna ers son atelier, à l’opposé du comptoir, en maugréant un « oui » à peine audible. S’il ne se donnait pas la peine d’être aimable, alors lui non plus.

            Il se pencha vers le réveil, et commença à le démonter. Il y trouva quelque chose pour le moins d’étonnant.

« C’est étrange, commença-t-il…

- Quoi donc, s’enquit Andreas, le regard se baladant sur les divers mécanismes posés sur les étagères, s’intéressant peu au sort de son réveil ?

- Eh bien… Il y a du sang coagulé à l’intérieur. »

 




 

Vos avis?

MOULOUD, TU FAIS COMME LE 12, TU SORS!

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Chapitre 1 [partie 3]  posté le lundi 07 avril 2008 19:16

            La main du jeune homme qui reposait alors négligemment sur le comptoir se crispa tout d’un coup. Il ferma les yeux, et les rouvrit très vite. Il savait bien qu’il ne pouvait pas y avoir de plan sans faille. Et il venait de trouve sa sienne. Quand il avait planté le couteau dans le ventre de son père, le sang avait éclaboussé un peu partout, y comprit sur le réveil. Et lui, il avait bêtement oublié ce détail. Et puis soudain, la lumière se fit dans son esprit. Et tout s’enchaîna très vite.

« Et pas qu’un peu ! Mais qu’est-ce que vous avez fait avec ? Vous lui avez fait prendre un bain ou quoi ? C’est dingue ! En vingt ans de carrière, je… »

            Un bruit sourd et mat retentit. Le gérant ne put finir sa phrase, il avait été frappé violemment à la tête avec un parapluie. Andreas contourna le comptoir, afin de rejoindre l’homme allongé sur le sol. Celui-ci était à demi conscient, mais ne pouvait pas bouger. Le jeune homme enleva l’objet de ses tourments des mains de l’horloger qui le serrait encore contre lui. Il se saisit de ses deux pieds, et le traîna dans la remise de la boutique. Il allongea l’homme sur le dos, puis s’assit à califourchon sur, le parapluie toujours dans les mains. Longuement, il le regarda ses yeux bleus à demi-clos, qui ne percevait plus rien, sinon une douleur sans borne dans le crâne. Ils savaient tous deux ce qu’il allait se passer.

            Les yeux d’Andreas s’allumèrent d’une lueur, qui s’éteignit immédiatement. Il fut parcouru d’un spasme et roula sur le côté, à terre, aux côtés de l’homme. La joie qui lui avait étreint le corps depuis hier s’en était allée. Maintenant, il en avait besoin. Il le fallait.

           Il laissa choir le parapluie sur le côté, et se rendit en rampant jusqu’à son sac qu’il avait laissé dans la boutique. Il l’ouvrit, et se mit à chercher fébrilement dedans. Il en ressortit, victorieux, sa raison de vivre. Sa raison de tuer. Une seringue et du coton.

            Maladroitement, il se chercha une veine, et planta immédiatement l’aiguille dedans. Vite, il appuya, et ses traits torturés sous le manque se détendirent peu à peu au fur et à mesure que la drogue s’infiltrait dans son sang. Une fois terminée, il rangea la seringue, s’essuya l’avant bras avec le coton, et rangea le tout dans son sac. Il s’avança à quatre pattes vers sa victime.

            L’homme, toujours couché par terre, remuait faiblement, le bras tendu en avant contre le mur. Andreas comprit tout de suite de quoi il s’agissait. Il écrivait avec son sang, celui qui sortait de sa tête depuis le coup de parapluie. Vite, le jeune homme repris son arme improvisée, et l’abattit sur l’épaule de l’horloger, qui se mit à hurler. Un craquement sonore avait traversé la pièce.

            Andreas, sous l’emprise de la drogue, se sentait dix mille fois plus fort qu’il y a cinq minutes. Il se releva soudainement, et du bout du pied fit rouler de nouveau l’homme de façon à ce qu’il soit sur le dos. Ensuite, il plaça chacun de ses pieds sur l’une des épaules de sa victime, qui criait de plus en plus fort, et se mit à basculer son poids d’avant en arrière, faisant rouler les os de l’homme contre le sol, jusqu’à qu’il n’y ai plus rien, et qu’il ne sente plus aucune résistance entre son talon et le carrelage. Les deux épaules déboîtés, les bras de l’horloger pendaient mollement de chaque côté de son corps, tandis que des larmes roulaient, de plus en plus nombreuses, sur ses joues.

            Le bourreau fut soudain traversé d’une pensée sadique. Il prit la pointe de son parapluie, et la posa tout doucement contre le front de l’homme. Celui-ci arrêta de pleurer. Il n’y avait plus aucun bruit dans la pièce, sinon la respiration saccadée de l’horloger. Le calme avant la tempête. Un sourire sadique traversa le visage de l’adolescent. Le deuxième en deux jours. C’était rare.

            Puis il appuya de toutes ses forces, de tout son poids, le tout son cœur, sur le manche du parapluie, qui opposa d’abord une petite résistance, puis, plus rien du tout, jusqu’à rencontrer dans un bruit sec le sol de la pièce. C’était finit.

            Andreas retira d’un geste souple le parapluie et le retourna. La pointe était couverte de sang. Il passa un doigt dessus, qui devint immédiatement rouge. Il l’approcha de ses lèvres, et goûta. Savoura. Encore une saveur nouvelle. Quelque part au plus profond de son être, il s’habituait à cette jouissance. Celle du pouvoir de vie et mort sur l’être humain. Peut-être avait été-t-il forcé au début de tuer. Mais maintenant… Il ne savait plus. En tout cas, il devrait leur faire un rapport de toute cette histoire. Ils n’allaient pas être contents de la tournure que prenaient les choses, mais bon, c’était comme ça et pas autrement.

            Il chercha des yeux un point d’eau, avant d’apercevoir un lavabo. Doucement, il rinça l’arme du crime, jusqu’à que toute trace de sang est disparue, puis alla le poser à côté de son sac. Puisqu’il allait laisser le corps ici, et commencé à être recherché, autant prendre le parapluie, cela pourra toujours lui être salutaire, vu que la police ne connaitrai pas l’arme du crime avant un laps de temps qui lui laissait nettement le temps de se préparer à toutes les éventualités.  Il lava ensuite les traces de sang les plus apparentes sur ses vêtements, pour ne pas se faire remarquer dans la rue. Il y passerait plus de soin chez lui, mais ici, quelqu’un risquait de rentrer à tout moment.

           Le jeune homme s’accroupit ensuite près du cadavre. Etait-ce une preuve qu’il avait laissée sur le mur ? Si oui, que pouvait-elle indiqué aux enquêteurs ? Qu’il était un adolescent blond, avec des yeux dorés ? Cela n’allait pas les aider beaucoup. En fait, sur les parois de la pièce, l’homme avait marqué « Joyeux anniversaire ». Il fronça les sourcils. Comment devait-il le prendre ? Ce n’était pas son anniversaire aujourd’hui, et de toute façon, l’homme n’aurait pas pu le savoir. Il n’avait donc pas à prendre ces mots contre lui. Il décida de laisser cette marque sur le mur qui, à ses yeux, ressemblait plutôt à des dernières volontés qu’autre chose. Andreas reprit donc son sac, son parapluie, et quitta la boutique à grandes enjambées, son réveil en sécurité dans ses mains.

 

* * *

 

            Matthew était tout simplement heureuse pour la première fois depuis deux semaines. Elle marchait d’un pas allègre. Son père tenait une petite boutique non loin du square où elle avait vu Jared. Ainsi, elle décida de passer le voir avant de rentrer chez elle. Elle poussa la porte de la boutique.

            L’adolescente fut surprise de ne trouver personne, car d’habitude, son père était toujours là pour accueillir les clients, et s’absentait rarement. Elle décida donc d’aller voir dans la remise.

            Avez-vous déjà eu l’envie de mourir comme elle l’eut ? Avez-vous déjà senti vos tripes se tordre, et vous donner envie de vomir sans que vous en ayez à peine conscience ? Avez-vous déjà rampé sur le corps d’un être cher, couvrant le votre de son sang ? Avez-vous déjà essayé de secouer quelqu’un, en sachant pertinemment, que plus jamais il ne reviendrait ?

            Alors vous ne savez pas ce qu’à vécu Matthew ce jour. Ni ce qu’elle ressentit en voyant les dernières pensées de son père.

            Joyeux anniversaire.

            Il y avait pensé. Matthew cria. Elle voulait mourir. Vraiment.

 




 

C'est goooore n_n.

N'empêche.

J'me fais peur quand je me relis.

Si mes parents tombent dessus, sûr ils m'envoient chez le psy xD

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