Accueil Date de création : 02/04/08 / Dernière mise à jour : 03/05/08 20:34 / 7 articles publiés
 

Chapitre 1 [partie 1]  posté le jeudi 03 avril 2008 20:00

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Chapitre 1

 

            Andreas avait bien allumé le poste, oui. Mais pas pour le regarder. Juste avoir un bruit de fond. A cette heure là, tout le monde regardait la télévision. Les petits, les grands, les gros, les maigres. Même les animaux ont droit à leurs chaînes. Les murs étaient tellement fins dans cet immeuble, que le silence aurait été dérangeant pour son affaire, comme il aimait l’appeler.

            En fait, il nettoyait. Il nettoyait le sol, pour ne laisser aucune trace. Non pas qu’il n’aimait pas la couleur, ni l’odeur du sang. Mais il était vrai que cela aurait pu être embêtant qu’un des rares visiteurs qui avaient le droit de lui rendre visite tombent nez à nez avec du sang séché.

            Il finit donc de nettoyer, puis se dirigea vers la petite pièce qui lui servait de cuisine. Sur un des éléments de cuisine, reposait un couteau. Banal, mais efficace. Andreas s’en saisit, puis l’approcha de sa bouche. Il lécha le sang qui l’ornait. Il fut parcouru d’un spasme. C’était grisant. C’était seulement la deuxième fois qu’il goûtait à un sang qui n’était pas le sien. Mais il en voulait plus.

            D’un geste vif et expérimenté, il approcha l’instrument de son poignet. Il se coupa légèrement, puis se mit à sucer sa chair. Il parait que le sang a un goût différent selon chacun. Maintenant, il savait que c’était vrai. Celui de son père était légèrement amer, un peu comme le café. Le sien, acide. Et le mélange des deux dans sa bouche était un régal.

            Il lécha le pourtour de sa bouche, devenu rouge. Il nettoya ensuite le couteau avec de l’eau, pour enlever le sang qu’il restait. Il s’allongea sur son lit, les bras et jambes écartés, puis ferma les yeux. Pour la première fois depuis bien longtemps, il souriait. Aujourd’hui, il avait prouvé qu’il pouvait faire n’importe quoi. Qu’il était le plus fort. Que rien ne l’arrêterai. En tuant la seule personne à qui il s’était vraiment attaché. Il voulait s’émanciper. Réaliser son rêve. Il s’endormit sur ces pensées, sans même faire attention à la télévision qui était toujours allumée.

            C’est, en revanche, sur une note beaucoup moins gaie qu’il se réveilla. Son réveil le tira de ses songes, et Andreas fut obligé de le faire taire d’un geste rageur, et si violent que l’objet de ses tourments alla s’écraser dans un bruit fracassant sur le sol.

            L’adolescent du se lever pour de bon. Il ramassa l’engin, pour constater qu’il était bel et bien cassé. Il devrait passer chez un horloger pour le faire réparer. D’ailleurs, un venait de s’ouvrir sur la Grand Rue, à côté de son lycée. Il s’y rendrait après les cours.

            Il arriva au collège, comme d’habitude, en retard. Il avait cours de mathématiques. Las de ses frasques, les professeurs ne le réprimandaient même plus, les surveillants avaient peur de lui, de son apparence. D’un seul regard, Andreas savait obtenir le respect. Alors, comme tous les jours, il alla s’asseoir au fond de la salle, seul pour deux tables, car personne ne voulait se mettre à côté du terrible récidiviste. Bien qu’il sorti à chaque fois ses affaires, il ne les ouvrait jamais. Il se contentait de gribouiller sur le bois de la table, effaçant de temps à autre des choses qui ne lui plaisaient pas. Au début, ses enseignants s’en étonnaient, mais, chose étrange, même sans avoir l’air d’écouter, il avait une moyenne générale qui défiait toute concurrence. Pire. Il avait la meilleure de toutes les terminales. Alors ils le laissaient tranquille, dans son coin. Un jour où un de ses professeurs habituels était absent, un remplaçant s’était emporté contre l’adolescent. Il avait finit KO par un coup de poing dans le ventre. Andreas n’avait pas été renvoyé et s’en était seulement tiré avec un avertissement. Le proviseur ne tenait absolument pas à le suspendre, car ses compétences scolaires lui avait fait de la publicité plus d’une fois.

            Seulement, quand le jeune homme avait sorti son crayon pour se mettre à dessiner sur sa table, on frappa à la porte. Il n’y prêta guère attention d’abord, car le professeur sorti, et les autres élèves se mirent à bavarder bruyamment, heureux d’avoir un moment de détente. Lorsque Monsieur Giblet, le professeur de mathématiques, reparut, Andreas devina, au son des pas sur le sol, qu’il était accompagné. Il ne releva pas immédiatement la tête. Il entendit juste :

« Et bien, mes chers amis, vous avez l’honneur d’accueillir un nouvel élève dans votre classe ! Je compte sur vous pour vous montrer gentil avec et de ne pas l’effrayer, c’est que ça se vexe facilement, ces petites choses ! Allez mon petit, présente-toi ! »

            Là, il leva son regard. Il était intrigué. Ses yeux cherchèrent quelques secondes le nouveau venu, qui s’avéra  être une nouvelle. Il planta son regard  dans celui, affolé et papillonnant, de la jeune fille. Elle ne pouvait se détacher de lui, impressionnée par la froideur qu’il s’émanait de cet étrange personnage. Elle se mit à bégayer quelque chose qui pouvait s’apparenter de très loin à un « bonjour ». Monsieur Giblet remarqua son trouble, chercha sa provenance et prit la parole :

« Ah ! Monsieur Andreas nous fait preuve d’attention, aujourd’hui ! Vous avez de la chance, Mademoiselle ! D’habitude, on pourrait presque croire qu’il est amoureux de sa table ! Mais continuez, ne vous laisser pas perturber par ce vilain personnage. »

            Quelques rires s’élevèrent dans la salle. Pas beaucoup. Ils avaient tous peur de lui. La jeune fille détourna vite la tête, se présenta rapidement. Elle s’appelait Matthew. Des rires, plus francs que ceux de tout à l’heure, vinrent comme un écho à l’annonce de son prénom, mais se turent bien vite quand ils apprirent que ses parents étaient d’origines américaines. Elle-même était française de nationalité, mais son père et sa mère étaient nés et avaient été élevés tous les deux en Californie. Ils étaient partis en lune de miel en France, et cela leur avaient tellement plu qu’ils avaient décidé d’y rester. Andreas, quant à lui, après s’être fait remettre à sa place, s’était remis tagguer sa table.

«  Euh… Je… Euh… Je peux m’asseoir ici ? »

 




 

Tadaaaa!

Je m'arrête pour aujourd'hui parce que sinon, après,  j'aurais pu d'avance xD

Dites merci à Ma-ud qui m'a dit de mettre la suite.

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Tous les commentaires liés à l'article : Chapitre 1 [partie 1]

  • Takisma a posté :lundi 21 juillet 2008 16:13

    Raaaah j'adore trop ce début d'histoire! =D
    C'est trop bien! J'adore les personnages comme Andreas! (Mais moi je suis trop sensible alors même quand j'écris, j'ai du mal à créer un personnage comme ça! xD Mais pourquoi pas à l'avenir en me forcant un peu! =D)
    http://yaoi-love.blog.jeuxvideo.com
  • mouloud a posté :vendredi 04 avril 2008 17:38

    P'tain ta mère C tro bien !!
    Je flipp tro un max !
  • Maud a posté :jeudi 03 avril 2008 21:34

    Et qui t'as dit jusqu'à OU la mettre, surtout, hein =P

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